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Comment survivre au manque de sommeil quand on est jeune parent ?

Caroline Levis
27 juil.
7 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 sept.



jeune parent fatigué tenant son bébé dans ses bras

Les nuits hachées font presque partie du « package » lorsque l'on devient parent. Pourtant, entre les réveils nocturnes, les journées bien remplies et la fatigue qui s'accumule, il est parfois difficile de garder la tête hors de l'eau.

Si vous avez l'impression de fonctionner en pilote automatique, sachez que vous n'êtes pas seul(e). Et surtout, il existe des astuces pour mieux vivre cette période, en attendant que les nuits redeviennent plus paisibles.


Pourquoi le manque de sommeil est-il si difficile à vivre ?

Cette période peut être éprouvante, surtout si vous avez naturellement besoin de beaucoup de sommeil. Passer de nuits complètes à des nuits entrecoupées de plusieurs réveils est un vrai choc.

Le sommeil permet au cerveau de récupérer. C'est pourquoi, lorsque nous sommes fatigués, nous ne réfléchissons plus aussi bien. Il influe aussi sur l'humeur et la patience : rien d'anormal, donc, à être plus irritable.

Le sommeil joue également sur la mémoire, la concentration et les émotions. Quand on est jeune parent, il est donc parfaitement normal de pleurer facilement « pour rien », d'avoir du mal à se concentrer, ou de ne plus savoir ce qu'on est venu chercher dans la cuisine… Enfin, le manque de sommeil accentue le stress et le sentiment d'être dépassé, surtout avec un tout jeune bébé.

Lorsque j'étais jeune maman, à l'arrivée de mon premier bébé, j'étais souvent en mode « pilote automatique ». Je m'en suis rendu compte le jour où je me suis retrouvée devant mon lieu de travail… alors que j'avais un rendez-vous médical. J'étais tellement habituée à faire ce trajet que je n'avais pas réalisé que je prenais la mauvaise route. Quand j'y repense, j'en ris.

10 conseils pour mieux vivre cette période

1. Dormir quand c'est possible… et sans culpabiliser

Ce n'est pas toujours simple : vous voyez la vaisselle qui s'accumule, le linge à laver… Mais une sieste en même temps que bébé, même de 20 à 30 minutes, permet de se requinquer et d'être ensuite plus à même de gérer les tâches ménagères.


2. Accepter que la maison ne soit pas parfaite

Le ménage peut attendre, croyez-en une maniaque ! Votre repos et votre bien-être passent avant tout. Ou alors, ajoutez « quelques heures de ménage » sur votre liste de naissance. Profitez de votre bébé et reposez-vous : le reste est secondaire.


3. Oser demander de l'aide

Des personnes de votre entourage peuvent sûrement vous prêter main-forte. Si vous êtes trop fatigué(e), demandez à une personne de confiance de venir garder bébé, même 30 minutes, le temps d'une sieste bien méritée. Et n'oubliez pas : le manque de relations sociales pèse sur le moral. Essayez de rester entouré(e).


4. Se relayer avec son partenaire

Quand c'est possible, relayez-vous. L'un s'occupe du bébé, l'autre se repose, puis on échange. S'occuper d'un nouveau-né, ce n'est pas « ne rien faire » : ça demande beaucoup d'énergie et de patience.

La nuit, vous pouvez commencer par vous partager les biberons (un sur deux). Et si vous allaitez, votre partenaire peut vous amener bébé puis le recoucher, pour que vous vous rendormiez plus facilement.


5. Manger et boire suffisamment

Il est essentiel de bien s'hydrater et de manger à sa faim. Les kilos de grossesse peuvent attendre : vous avez besoin d'énergie.


6. Sortir prendre l'air

N'hésitez pas à sortir, avec ou sans votre petit bout de chou. Ça fait du bien, ça requinque !

Je me souviens d'une fois où j'avais besoin de sortir. J'étais partie faire des courses 20 minutes en laissant bébé à mon conjoint. En rentrant, je me suis demandé d'où venait la musique que j'entendais… Quelle surprise de voir mon conjoint faire des allers-retours en dansant avec notre bébé, musique à fond ! Il avait trouvé ce moyen de le calmer, et ça marchait. Aujourd'hui, mon bébé est ado, et il adore toujours autant la musique à fond.

7. Ne pas se comparer aux autres familles

Ce que l'on voit sur les réseaux sociaux n'est pas la réalité. On a l'impression que chez les autres, tout est simple et parfait; or, si on creuse, ce n'est pas toujours vrai. Chaque famille est différente. Même les personnes connues traversent des post-partum difficiles.


8. Accepter que cette période soit temporaire

Si c'est difficile sur le moment, dites-vous que dans quelques semaines, quelques mois, vous verrez des changements. Cette période de manque de sommeil ne dure pas. Profitez de votre bébé tant qu'il est tout petit : même si vous ne l'imaginez pas maintenant, quand il sera ado, vous mourrez d'envie de le réveiller…


9. Prendre quelques minutes pour soi

Si vous ne souhaitez pas faire de sieste, prenez au moins un moment rien que pour vous : un épisode de série, un café ou un thé bien chaud, une douche… Un moment à soi, c'est ressourçant. Prendre soin de soi, c'est aussi prendre soin de son enfant.


10. Ne pas rester seul(e) si la fatigue est trop importante

Si vous vous sentez à bout, parlez-en à votre entourage ou à un professionnel. Il est important de ne pas laisser l'épuisement s'installer.

Vous vous sentez épuisé(e) et vous ne savez plus par où commencer ? Vous n'êtes pas seul(e). Si les nuits de votre bébé sont au cœur du problème, on peut en parler lors d'un premier échange gratuit de 15 minutes. 👇

Cette fatigue vous concerne aussi, et elle mérite d'être prise au sérieux : je vous accompagne également dans votre rôle de parent. Et si ce sont les nuits de votre enfant qui sont en cause, c'est par ici.


Quelques idées pour gagner un peu d'énergie au quotidien

  • Préparer des repas à l'avance (batch cooking).

  • Accepter les repas simples ou déjà préparés certains jours.

  • Faire des listes pour ne rien oublier (croyez-en mon expérience !).

  • Limiter les obligations non essentielles.

  • Dire oui quand quelqu'un propose son aide.


Fatigue normale ou signal d'alerte ? Ne restez pas seul(e)

Il est normal d'être très fatigué(e) avec un jeune enfant. Mais il faut savoir distinguer la fatigue passagère d'un épuisement plus profond.

Si vous ressentez une tristesse persistante, une perte d'élan ou de plaisir, une anxiété envahissante, l'impression de ne plus y arriver, ou des pensées qui vous inquiètent, il ne s'agit peut-être plus « juste » de fatigue. Le baby blues, très fréquent dans les premiers jours, se dissipe normalement vite ; une dépression post-partum, elle, s'installe et se soigne. Dans ce cas, parlez-en sans tarder à votre médecin, votre sage-femme ou votre pédiatre. Demander de l'aide n'est pas un aveu de faiblesse : c'est un geste de soin, pour vous et pour votre bébé.


Et si le problème venait du sommeil de votre bébé ?

Il est normal que les nuits soient parfois difficiles avec un jeune enfant. En revanche, si les réveils sont très fréquents, ou si la fatigue devient trop lourde pour toute la famille, il peut être utile d'en comprendre les causes et de chercher des solutions adaptées.

Car souvent, améliorer le sommeil du bébé, c'est rendre leurs nuits aux parents. Si vous voulez y voir clair, je vous invite à lire mes articles sur les réveils nocturnes et la régression du sommeil des 4 mois.

Et si on redonnait des nuits à toute la famille ? Vous l'aurez compris : votre fatigue et le sommeil de votre bébé sont souvent les deux faces d'une même pièce. Si les nuits de votre enfant sont devenues trop difficiles, il existe des solutions adaptées à SON rythme — et donc au vôtre. C'est mon métier. Je vous propose un premier échange de 15 minutes, gratuit et sans engagement : vous me racontez votre situation, je vous dis si je peux vous aider et quelle formule serait la plus adaptée. 👇

En résumé

Le manque de sommeil est sans doute l'un des plus grands défis de la parentalité. Il est normal de traverser des moments où l'on se sent épuisé, découragé ou moins patient.

Prenez soin de vous autant que possible, acceptez de ne pas être parfait(e), et rappelez-vous que demander de l'aide est un signe de force, pas de faiblesse. Chaque famille avance à son rythme, et cette période finira par évoluer.

D'autres causes peuvent expliquer ces réveils : je les passe toutes en revue dans mon article sur les 10 causes les plus fréquentes quand un bébé ne dort pas.


Questions fréquentes sur le manque de sommeil des jeunes parents

Comment récupérer du manque de sommeil avec un bébé ?

En grappillant du repos dès que possible (sieste quand bébé dort), en se relayant avec son partenaire, en acceptant l'aide de l'entourage et en lâchant du lest sur le reste (ménage, obligations non essentielles). La qualité du repos compte autant que la quantité.


Combien de temps dure le manque de sommeil des premiers mois ?

Cela varie d'un bébé à l'autre, mais c'est une période transitoire. Le sommeil du bébé se structure progressivement au fil des mois, et celui des parents s'améliore avec lui.


Quand faut-il s'inquiéter de sa fatigue de jeune parent ?

Quand la fatigue s'accompagne de tristesse persistante, d'anxiété, d'une perte de plaisir ou du sentiment de ne plus y arriver. Là, il ne s'agit peut-être plus de simple fatigue : parlez-en à un professionnel de santé.


Améliorer le sommeil de mon bébé peut-il m'aider à moins être fatiguée ?

Oui, très souvent. Quand les réveils du bébé sont la cause principale de vos nuits hachées, travailler sur son sommeil profite à toute la famille.


À propos de l'auteur

Je suis Caroline Levis, éducatrice de jeunes enfants diplômée d'État. Pendant 15 ans, j'ai travaillé en crèche, d'abord comme éducatrice puis comme directrice. J'y ai accompagné au quotidien des centaines d'enfants et leurs familles autour du sommeil, des rythmes et de la parentalité.

Formée à l'accompagnement du sommeil par Les Héros du Dodo et instructrice en massage bébé AFMB, je propose aujourd'hui un accompagnement individuel, doux et respectueux du rythme de chaque enfant.

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